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A propos du Champ de Bataille, Jean de La Varende écrivait : « Ici règne l’ampleur. Le décor n’intervient qu’après la déclaration de puissance. » Cette idée a guidé Jacques Garcia lorsqu’il a recréé, à partir de rien ou presque, des jardins qui sans doute avaient été somptueux, mais dont le temps avait effacé jusqu’à la dernière trace. Seul un bout de croquis avait échappé à l’oubli : né probablement de la main de Le Nôtre , ce document désignait à grands traits l’emplacement de la Grande Terrasse, le dessin des vieilles broderies de buis, les anciens bosquets de part et d’autre, ainsi que les proportions des Carrés de Diane et d’Apollon. | | |
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Ces rares éléments d’époque ont été restitués scrupuleusement ; et pour le reste, ce sont eux qui ont donné la mesure et la tonalité des nouveaux jardins.
Rejetant l’option d’une reconstitution anachronique de jardins français à la mode du Grand Siècle, Jacques Garcia devait prendre d’emblée le parti d’une œuvre contemporaine puisant à la source antique. L’inspiration du moment dans les formes de toujours : tel aura été le principe directeur d’un parc résolument actuel, éclos dans le cadre d’une structure classique. | |
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Comme tous les lieux inachevés, celui-ci manquait de dénominations ; aussi convenait-il de fixer, d’une manière définitive, les noms des édifices et de leurs accès. L’ensemble architectural n’est pas sans rappeler la grandeur des palais romains.
Passé l’Avant-cour avec son Echiquier, le visiteur franchit l’Arc du Créquois pour entrer dans le Carrousel. De part et d’autre s’élèvent le corps de logis et les Grandes Ecuries. Plus loin, par-delà l’Arc du Triomphe des Saisons, le regard franchit le Potager du Jeu de Cartes (à venir) pour se perdre sur l’horizon du Plan d’Eau (à venir). L’ensemble représente la Vanité en deçà de la Matière. |
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Le grand axe des nouveaux jardins peut être considéré, par ceux qui le souhaitent, comme une évocation des différents degrés reliant l’univers matériel (corps de logis) vers l’univers immatériel. Ces plans distincts sont :
L’axe transversal évoque le fini et l’infini, l’intériorité à droite du grand axe, l’extériorité à sa gauche.
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